Les mots n’ont de réalité
Que les pensées qu’ils créent

Qui leur donnent sens ou priorité
Quand dans la bouche d’un Maitre
Ils signifient bonheur
Alors que chez un autre
Ils apportent le malheur ?

Qui en font les porteurs de nos valeurs
Quand nos têtes en pensent plus
Que n’en ressentent nos cœurs

Quel arbitrage décidera du langage
Qui laissera la syllabe sur la marge
Pour en masquer l’usage ?

L’imagination quittera les réels rivages,
Dépassera les clivages de nos adages,
Voguera sur l’océan des premières pensées
En nous laissant rêver à ce qu’il pourrait arriver.

Écrit par Jérémy Bélème